Elles rêvent d’un nouvel avenir grâce à l’apprentissage de la coupe et couture !
Sur financement de l’Unité de gestion du Parc national de la Salonga, les religieuses thérésiennes du diocèse de Bokungu-Ikela ont lancé un projet social visant à offrir une seconde chance à 25 jeunes filles mères, jusque-là désœuvrées. Confrontées à la maternité précoce et sous l’effet des normes sociales discriminatoires ces jeunes filles se retrouvent écartées du système éducatif et bénéficient rarement d’autres oportunités de formation.
Autour de la station de Yokelelu, le projet cible des bénéficiaires issues de neuf villages : Yafala, Yokombo, Efekola, Bolamba, Bonkeli, Lokata, Bekuma Nkake et Bokela, situés dans les secteurs de Loombo et Luay, territoire de Bokungu, dans la province de la Tshuapa.
« Dans de nombreuses familles, les garçons sont encore privilégiés au détriment des filles, souvent peu scolarisées, victimes de violences sexuelles ou mariées précocement. Sans éducation à la vie, elles font face à des grossesses précoces et non désirées, ce qui renforce leur marginalisation », explique la révérende Nsongo Bonango Marie-Thérèse, responsable du projet.
A l’issue de la formation, chaque apprenante recevra une machine à coudre et des accessoires, afin de faciliter l’insertion socio-professionnelle.
L’Unité de gestion du parc a participé à cette initiative à travers l’aménagement et l’équipement du centre de formation en matérie. Cependant, l’implication du Parc national de la Salonga va au-delà du simple appui financier et s’inscrit dans une dynamique de développement communautaire durable, en inculquant les notions de protection de la biodiversité étroitement liée au bien-être des populations locales.
En soutenant l’autonomisation des jeunes filles mères, le projet contribue à réduire leur vulnérabilité économique, souvent à l’origine de pressions sur les ressources naturelles. Ainsi, le projet crée un cercle vertueux où l’émancipation des femmes renforce la résilience communautaire et participe indirectement à la conservation du parc.
C’est donc toute la communauté qui bénéficie, à terme, des retombées de ce projet, tant sur le plan social qu’économique et environnemental.