Mise en service d’unités de transformation agricole au bénéfice des communautés riveraines du Parc national de la Salonga
Dans la zone périphérique du Bloc Nord du Parc national de la Salonga, ISCO, partenaire du parc, a mis en service plusieurs unités de transformation des produits agricoles. Cette initiative vise à améliorer durablement les revenus des communautés locales tout en contribuant à la conservation des ressources naturelles du parc.
Au total, 25 décortiqueuses à riz, 25 décortiqueuses à arachide et 10 presses à huile de palme ont été installées dans différents bassins de production.
Cette action s’inscrit dans une approche intégrée d’encadrement communautaire. En amont, ISCO a identifié et accompagné près de 10 000 producteurs à travers leur structuration en 400 Comités Locaux de Développement (CLD), la mise en place des Unions des Comités Locaux de Développement (UCLD), ainsi que la fourniture de semences de qualité et d’intrants agricoles. D’une saison agricole à l’autre, ces interventions ont permis une augmentation significative de la production, rendant nécessaire l’installation d’unités de transformation afin de valoriser les récoltes et d’améliorer leur compétitivité sur les marchés.
La gestion et la maintenance des équipements sont assurées par les Unions des Comités Locaux de Développement (UCLD) dans chaque bassin de production. Afin de garantir la durabilité de ces infrastructures, un mécanisme communautaire a été mis en place, fondé sur une retenue de 20 % des produits transformés pour les membres des CLD et de 30 % pour les non-membres. Les revenus générés par la vente de ces produits permettent de couvrir les coûts liés à l’entretien et à la maintenance des machines.
Grâce à ces unités de transformation, les producteurs agricoles peuvent désormais améliorer la qualité de leurs produits et accéder à de meilleurs prix sur le marché. « Le riz décortiqué, par exemple, offre une plus-value significative. Une partie de la production est destinée à la consommation locale, tandis que le surplus est vendu, générant ainsi des revenus pour les ménages », explique Blaise Ibula Menga, chef de projet à ISCO.
Ces revenus contribuent directement à l’amélioration des conditions de vie des ménages, notamment en matière d’éducation, de santé et d’habitat. En proposant des alternatives agricoles durables, l’intervention d’ISCO dans cette zone périphérique du parc s’inscrit pleinement dans la stratégie de l’Unité de Gestion du Parc national de la Salonga. L’appui aux communautés locales participe ainsi à la réduction de la pression exercée sur les ressources du parc, favorisant leur conservation à long terme.