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L’UGPNS appuie la réhabilitation de 45 km de routes par une organisation locale autour de Monkoto

L’UGPNS appuie la réhabilitation de 45 km de routes par une organisation locale autour de Monkoto
Alors que les routes autour de Monkoto se détériorent dangereusement, l’Association des Conducteurs de Moto de Monkoto n’a cessé de mobiliser ses membres pour maintenir tant bien que mal les points les plus critiques. Cependant, l’état de délabrement avancé des routes dépasse largement les seules capacités et la bonne volonté de cette organisation communautaire. Grâce à l’appui de l’Unité de Gestion du Parc National de la Salonga (UGPNS), ces efforts prennent désormais une nouvelle dimension avec la réhabilitation de 45 km de routes sur trois axes essentiels. L’UGPNS reste fidèle à son approche liant intimement la conservation de la nature et le bien-être des communautés locales.

En décembre dernier, l’Association des Conducteurs de Motos de Monkoto (ACM) a sollicité l’appui de l’Unité de Gestion du Parc National de la Salonga (UGPNS). L’organisation a obtenu un soutien financier ainsi que la mise à disposition des matériels nécessaires pour améliorer la mobilité des personnes et des biens, et rendre à nouveau praticables plusieurs axes routiers essentiels à la vie économique et sociale de la cité.

Les travaux, réalisés au départ de Monkoto, ont porté sur un total de 45 kilomètres répartis sur trois routes majeures : 15 km vers Boangi, 15 km en direction de Bokele et 15 km sur l’axe menant à Yongo.

Les interventions ont consisté principalement en un débroussaillage intensif des accotements, l’abattage d’arbres obstruant ou menaçant la chaussée, ainsi que le traitement de plusieurs points critiques qui rendaient certains tronçons presque impraticables. Grâce à ces actions, la circulation a pu être partiellement rétablie sur ces axes stratégiques pour les populations locales.

Au-delà de l’amélioration de l’accès, cette initiative a permis de générer des revenus directs pour les jeunes de la région, dans un contexte où les opportunités économiques restent rares. Au total, 2 100 tâches ont été exécutées et rémunérées, mobilisant près de 500 jeunes — dont une centaine issue de la communauté des Peuples autochtones— provenant de la cité de Monkoto et des villages situés le long des axes concernés.

Dans cette zone enclavée, où de nombreuses routes ont fini par disparaître sous l’effet du manque d’entretien et de la reprise végétale, les difficultés de mobilité contribuent fortement au coût élevé de la vie.

Si les besoins de réhabilitation sur l’ensemble du paysage Salonga restent immenses, les communautés riveraines accueillent cette intervention ponctuelle du Parc avec soulagement. Pour elles, il s’agit d’un signal positif et porteur d’espoir en attendant des investissements publics plus ambitieux capables de désenclaver durablement ces territoires vivant dans un isolement prononcé depuis de nombreuses années.

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